Il m’appelait mon amour

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C’était mon père, mon ami, mon confident. Un homme extrêmement drôle qui a dédié sa vie à ses enfants. Il vivait uniquement pour nous mais hélas n’a pas vécu longtemps. Alors que la mort l’arrache à nous, je sens en moi un vide insondable. Il était bien le seul homme en qui je croyais aveuglement, le seul à pouvoir me dire « mon amour » sans que jamais je ne doute de sa sincérité. Il aimait chacun de ses enfants comme s’il était unique.

C’était mon père, mon ami, mon confident, mon monde. Quand j’étais malade, il aimait bien me chanter cette chanson dont lui seul avait le secret :

Lucrece mon amour j’entends ta voix

Quand j’entends ta voix mon cœur est en joie

Qu’est-ce qui t’arrive ma précieuse ?

Quand tu as mal à la tête j’ai mal aussi

Quand tu es en joie tout mon être est content

Alors ris que je t’entende

Hey Lucrece ma chérie ne sois pas malade

Il me disait que si j’étais un bracelet, je ne quitterai jamais son bras et que si j’étais un collier on me verrait toujours à son cou. Mais aujourd’hui mon amour est parti. Il m’a quitté et je sens en moi un grand vide que rien ni personne ne peut combler. Je me sens vulnérable et terriblement seule. Au moment de le conduire à sa dernière demeure, je ne peux m’empêcher de penser que j’ai perdu le seul homme qui m’ait aimé de façon inconditionnelle. Aussi douloureux que sont ces instants, je garderai de toi l’image d’un homme extrêmement drôle qui a entièrement vécu pour ses enfants. Repose en paix mon amour

À propos de l'auteur

Lucrece

Ambitieuse, déterminée et très amoureuse de la langue française, voilà qui je suis. Ingénieur de conception en réseaux Telecom, je suis passionnée de lettres et de cuisine. Pour vivre j'ai besoin d'internet et d'eau mais ma plume est mon arme de survie dans ce monde plein de défis.

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19 Commentaires

  1. La mort est dure, mais celle d’un parent est beaucoup plus difficile à gérer. Je connais des enfants bien éduquer se transformer en des délinquants irrécupérables. Tout être vivant doit mourir, mais si cela est possible, je choisirai de mourir à la place de mon père ou de ma mère pour qu’ils s’occupe toujours de mes petits frères. Hélas, ainsi va la vie

  2. je sais combien c’est douloureux de penser à un être cher qui n’est plus, mais en parler (je ne sais pas si c’est le mot que je devais utiliser, en portugais nous disons DESABAFAR) fait du bien à n’importe qui. alors soit forte et delà où il est je pense qu’il est fier de ce que tu es devenu. courage ma de soeur.

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