Twitter : de favori à j’aime

Les récents changements sur mon réseau social favori ont fait couler beaucoup d’encre. Assez en tout cas pour faire me sortir du silence involontaire paresseux dans lequel je me mure depuis quelques semaines. Il est de notoriété publique que l’oiseau bleu peine à s’envoler. Twitter a du mal à trouver un modèle économique rentable à l’image des autres réseaux sociaux comme Facebook. Mais ce n’est pas une raison pour essayer tout et n’importe quoi.

Une quête désespérée de nouveaux utilisateurs

Sur son blog, l’oiseau bleu annonçait qu’ « avec ce changement, nous souhaitons simplifier et enrichir l’usage de Twitter. Nous savons que parfois les étoiles pouvaient prêter à confusion, en particulier pour les nouveaux utilisateurs. Vous pouvez aimer beaucoup de choses, mais toutes ne peuvent pas être vos favorites ». On comprend aisément que le site de microblog essaie d’attirer avec ce changement et les nombreux autres survenus récemment de nouveaux utilisateurs mais si les changements effectués ont tendance à repousser les anciens utilisateurs, il y a lieu de repenser la stratégie. Parfois, très souvent aimer n’est pas la solution à tous les maux.

L’étoile devient un cœur et après ?

Jaime-Twitter

C’est vrai que l’amour est un langage universel et que l’émotionnel est une composante essentielle des réseaux sociaux. Alors on peut comprendre l’équipe de Twitter quand elle dit vouloir offrir à ses utilisateurs « un symbole universel qui résonne à travers les langues, les cultures et les fuseaux horaires. Le cœur est plus expressif, ce qui vous permet de transmettre une gamme d’émotions et de vous connecter plus facilement avec les gens ». Cela dit, la gamme d’émotions c’est la petite étoile qui nous la donnait. Comme Télérama le souligne si bien, le favori était sujet à de nombreuses interprétations. Il pouvait servir à approuver des propos, à marquer un article qu’on lirait plus tard ou encore à mettre fin poliment à une discussion. Et voilà que d’un seul coup le petit bout de pixels rose nous enlève cette neutralité, cette liberté de conserver pour soi ce qu’on pense réellement d’un tweet. Ce que les internautes appellent désormais le #FAVgate a suscité beaucoup d’indignations comme vous pouvez le constater.

 

Par ailleurs, « J’aime » est la marque de fabrique de Facebook. C’est aussi l’une des raisons de sa popularité, mais il n’en demeure pas moins qu’on y déplore parfois l’absence du « Je n’aime pas ». Alors je ne pense pas que le fait de copier (c’est le cas de le dire) les habitudes de Facebook va aider l’oiseau bleu à sortir de l’impasse. On aurait pu penser à couper la poire en deux en conservant la petite étoile et en intégrant le petit cœur. Depuis ce changement, je me refuse à « aimer » un tweet. J’envisage la solution de l’appli Fav Forever  et je n’arrête pas de penser que si j’avais le pouvoir de Hiro Nakamura, je ne serais pas remontée bien loin dans le temps, juste à la date du 3 novembre 2015 pour empêcher que l’étoile ne devienne un cœur.

À propos de l'auteur

Lucrece

Ambitieuse, déterminée et très amoureuse de la langue française, voilà qui je suis. Ingénieur de conception en réseaux Telecom, je suis passionnée de lettres et de cuisine. Pour vivre j'ai besoin d'internet et d'eau mais ma plume est mon arme de survie dans ce monde plein de défis.

Archives par auteur

9 Commentaires

  1.  » Il pouvait
    servir à approuver des propos, à marquer
    un article qu’on lirait plus tard ou encore
    à mettre fin poliment à une discussion. Et
    voilà que d’un seul coup le petit bout de
    pixels rose nous enlève cette neutralité,
    cette liberté de conserver pour soi ce
    qu’on pense réellement d’un tweet »

    je t’assure! Comme on dit chez nous « c’est le vrai ndem! ».

  2. Le fameux favori non seulement qu’il avait une touche particulière, permettait de se démarquer de Facebook, mais servait de carnet de note. Une mémoire virtuelle pour retrouver son historique de lecture quand on est un peu à la bourre.

    En ce moment où Facebook pense installer le bouton « je n’aime pas » pour faire plaisir à ses utilisateurs, ce changement n’est pas opportun du tout. Parce que je ne pense pas qu’ils installeraient le « je n’aime pas » eux aussi.

    Ils pensaient gagner de nouveaux utilisateurs avec ? C’est raté !

  3. Bonjour les amis. Contrairement à vous, je pense quil faut savoir evoluer. Personnellement je netais pas du tout fan du bouton FAV car il ne me parlait pas…
    A mon avis votre résistance est normale mais je pense que vous êtes sur le coup d’une nostalgie qui va vous passer.
    Je suis à 100% pour le nouveau bouton Jaime sur Twitter

  4. « . Comme Télérama le souligne si bien, le favori était sujet à de nombreuses interprétations. Il pouvait servir à approuver des propos, à marquer un article qu’on lirait plus tard ou encore à mettre fin poliment à une discussion. Et voilà que d’un seul coup le petit bout de pixels rose nous enlève cette neutralité, cette liberté de conserver pour soi ce qu’on pense réellement d’un tweet. »,

    Très juste. Je vais lire cet article de Telerama que j’avais raté. Et sinon, Facebook contabilise le milliard d’accès par jour… bon signe ou signe de la fin des temps? 🙂

Ajouter un Commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *